GALÝ

"Je vais aller sans espoir jusqu'au bout de mes déchirements, jusqu'à leur tendresse..." Nicolas de Staël

« Il y a  dans l’univers de Galy des princesses et des hommes trop gros. Tous jouissent de la lumière et font quitter la terre. Les horizons deviennent étranges : nous sommes pris de haut en leur vertige. A chaque toile l’artiste devient voyante : elle crée un autre soleil afin  d’inventer une autre terre pour la déclinaison de diverses légendes. Elles possèdent un pouvoir hypnotique, féerique par celui de la peinture. Galy  prend par revers la conscience qui n’aime pas l’invisible (…) Souvent dans ses toiles où les personnages - chacun dans leur côté – errent,  la solitude bat de l’aube aux lambeaux du crépuscule. Sans la moindre ostentation superfétatoire Galy raconte bien des histoires.

Au matin  un homme trop gros ou une femme trop frêle sont en équilibre dans l’espace, en équilibre sur leur vie. Sur l’eau de la lagune ils marchent, dans les vagues du désert ils nagent. Comme eux, de toile en toile, d’une technique à l’autre l’artiste se retrouve en cavale dans des talus et des chemins de traverse de la création sinueuse, digressive (…) Chaque  toile continue à travailler contre la précédente même si elles sont toutes armées de la même langue.  Galy donne en résumé l'exemple parfait d'une création en marche donc vivante. S’y murmurent plastiquement bien des secrets, s’y dévêt l’indicible. »

par Jean-Paul Gavart-Perret, Maître de conférences et critique d’art à l’Université de Savoie de Chambéry

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